Et si les enfants et les jeunes adultes étaient les mieux placé·es pour savoir qui iels sont, et ce qu’iels désirent ? Trop souvent, leurs vies servent de prétexte aux paniques réactionnaires qui envahissent la sphère médiatique et les réseaux sociaux. « Un papa, une maman », ont ainsi crié pendant des mois en 2012 et 2013 les manifestant·es en rose et bleu de la Manif pour tous, affirmant « protéger les enfants ». Des enfants qui étaient mis en tête des cortèges de ce mouvement ultraconservateur homophobe et raciste, leurs poussettes essuyant parfois les tirs de lacrymos, et qui, des années plus tard, se sont parfois rendu compte qu’iels étaient LGBTI+, regrettant d’avoir été utilisé·es pour manifester contre leurs propres droits. Des manifs « dans l’intérêt de l’enfant », vraiment ? On ne nous la fait pas.
Force est de constater que les enfants de parents de même genre vont bien, merci, n’en déplaise aux médias qui ont alors relayé sans contradictoire ces torrents de boue réacs.
« Propagande LGBT », « transidentification des mineurs », « dérives de la théorie du genre » : douze ans plus tard, une nouvelle panique morale déferle dans le débat public, cette fois principalement autour des transidentités, décuplée par l’atmosphère de maccarthysme « anti-woke » que Donald Trump répand outre-Atlantique. Et lorsque les mineur·es osent questionner leur identité de genre ou leur orientation amoureuse et sexuelle, iels s’entendent répondre que « c’est une phase » ou que « c’est un effet de mode ». « Mais à force de considérer les jeunes comme des êtres intrinsèquement vulnérables, nous avons tendance à discréditer leur parole. Comme si leurs choix étaient à la fois dangereux pour eux-mêmes… et pour la société. (…) Protéger nos enfants, n’est-ce pas d’abord apprendre à mieux les écouter ? », s’interroge la sociologue Gabrielle Richard dans Protéger nos enfants (édition Binge Audio). Celle-ci questionne l’enjeu de l’adultisme, ce rapport de domination des adultes sur les plus jeunes, souvent victimes de violences et privé·es de droits fondamentaux.
Pour en débattre, nous avons convié les journalistes Maëlle Le Corre et Léane Alestra ainsi que le militant des droits des enfants Lyes Louffok lors d’une table ronde qui se tiendra samedi 15 novembre à partir de 17 heures à Césure, 13 rue Santeuil, 75005 Paris, amphithéâtre B. Un échange animé par Aline Laurent-Mayard, journaliste, auteur·ice et réalisateur·ice du podcast Paillettes & Préjugés sur le genre et l’intimité des enfants. Pour venir assister à ce débat passionnant, prenez vos places à prix libre ici ! Ce sera le levé de rideau de « Out, la prom », notre bal de promo fierce and queer, comme un retour dans une adolescence rêvée, dont la deuxième partie comporte un show exceptionnel à partir de 20h30, hosté par la queen Minima Gesté, avec l’iconique Stan La Believance, l’envoûtant King Fu et le beau gosse Pablo Sainte Verge. Enfin le set de toute beauté de DJ Jean-Rémi (host de la Powerpouf) achèvera de nous faire onduler, et même, danser quelques slows dans les bras de notre crush ou de notre bestie. Alors sortez vos paillettes et vos habits de lumière pour vivre cette prom féerique en forme de réponse à l’extrême-droitisation des esprits et prenez vos places ici pour la partie show et DJ-set ! Plus d’infos sur notre compte Instagram.
